Dimanche 20 janvier 2008
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Assis sur son grand canapé blanc en cuir, tout en découvrant l'appartement de Bree, je sentais que la soirée allait s'annoncer des plus survoltées. Je ne me trompais pas.
J'ai passé une très bonne soirée. Une soirée comme j'en rêvais depuis longtemps. Rien d'exeptionnel, juste des petites choses simples qui me
touchent. Cela faisait une semaine qu'Andréa me demandait de retourner en boite avec eux. Je n'en avais pas envie. Et puis, je me suis motivé. J'ai fait
un effort. Samedi, la journée avait commencée tôt, et pour cause nous avions une réunion de service dès 8h30. C'est avec la plus grande peine du monde que je me levais. Autour de la table
"brainstorming", ça ne parlait essentiellement que de chiffres... chose à laquelle je me sentais complétement imperméable. Un parole à double sens, et je suis pris d'un énorme fou rire que
j'aurais peine à calmer, Pocky à mes côtés n'aidant pas la chose. Début d'après-midi, je teste à nouveau ma capacité à faire plier ma chef en lui demandant de rattraper mes heures, de partir a
17H, et donc de la laisser fermer seule, chose qu'elle n'accepte jamais. La réponse ne se fait pas attendre: "Oui pas de soucis David !".
Je rentre en vitesse à la maison, fait glisser mes vêtements dans le couloir et me jette sous la couette ou j'y dormirais jusqu'a 20h. Andréa me téléphonne et je la rejoint pour diner. Elle m'a
préparée un super repas avec tout ce que j'aime. Nous parlons beaucoup, je vide sa bouteille de vodka. J'ai eu plaisir à passer ce moment avec elle, dans la même semaine nous aurons passé trois
jours ensemble, et la complicité nous gagne même si nous avons trente ans d'écart. Bree nous rejoint, et avant d'aller en boite, nous passons à son appartement. Rue Paradis, assis dans son salon
je regarde par la fenêtre, j'ai l'impression d'être à New York. Coup de coeur pour sa déco. Encore quelques verres, quelques confidences, et nous voilà partit pour la célèbre French Kiss. Bree et
moi prendrons finalement une bouteille de Vodka, pretextant que de toute façon, si nous ne la terminons pas à deux, nous pourrons toujours revenir une autre fois.
C'est étrange ces soirées ou vous avez prévu de voir telle ou telle personne, et au final vous en retrouvez d'autres... qui vous surprennent. J'ai revu le beau E. avec qui je travaillais il y a
presque trois ans et que j'avais perdu de vue. Quand nos regards se sont croisés, j'ai vu dans le sien une joie spontanée qui m'a fait chaud au coeur. Nous avons dansé corps contre corps,
laissant glisser nos mains là ou nous n'avions jamais osé aller auparavant ensemble. Le bout de ses doigts étaient une caresse subtile et sensuelle. Le moment était court mais intense.
Jamais une seule fois je ne l'ai embrassé. Le niveau de la bouteille baissant, mon niveau de sociabilisation lui augmentait, et bien vite je me retrouvais à discuter et à danser un peu avec tout
le monde. J'avais envie de me lacher point à la ligne. Bien vide je sortais de la boite avec une de mes nouvelles connaissances pour fumer la clope, et de fil en aiguille, discutait avec un autre
sans voir le temps passer. A l'intérieur Bree et Andréa arpentaient la boite à ma recherche. Il faut dire que je ne les ai jamais habitué à disparaître. Une dizaine de fois dans la soirée j'ai
disparu, ne me rappellant plus vraiment de mes déplacements. Je me rappelle que je n'ai fait que parler, parler, danser et boire comme jamais. L'espace et le temps n'existait plus.
Quand Andréa me retrouve pour la dizième fois sur le troitoir (euhhh) devant la boite à fumer des clopes en tappant dans les mains d'une fille, celle ci est accompagné d'un beau slovaque, que
cette dernière furera toute la soirée comme une folle. Entre deux allées venues, celui ci n'hésitera tout de même pas, à glisser discrêtement ses mains à mon entrejambe. La soirée se terminera
dans l'euphorie la plus totale. La bouteille de Vodka qui trône sur la table est bien entendue... vide. Bree et moi tentons de rentrer en communication, et nous sommes pris d'un fou rire qui nous
empêchera de nous raconter nos derniers exploits... J'arrive tout de même à la porter jusqu'a la voiture, il est 7 heures du matin. Andrea sobre prend le volant, Bree à ses côtés, et à l'arrière
serré contre le slovaque, je tente de calmer le feu qui m'envahit...
Sur le vif