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IN-OUT JOURNAL 2008


Jeudi 1 mai 2008 4 01 /05 /Mai /2008 21:10

 

 

Hier quand j'arrivais chez Andréa  les mains noires pleines de graisse, cette dernière dans un fou rire non dissimulé me demandait ce que j'avais bien encore pu faire pour avoir le visage décoré "façon tribu AKA"  Et dire que j'avais passé une heure dans ma salle de bain à me faire tout beau, en petite chemisette Kenzo cintré, cravate et tout le tralala...  21 h je quittais l'appartement pour aller diner chez elle, et je ne sais pas pourquoi, j'ai eu la subite envie de faire du vélo. Direction la borne de location sur la place Sébastopol, je glisse dans le panier devant moi la bouteille de Vodka, et les macarons pour le dessert, et me voilà dévalant les rues de Marseille quand soudain le drame arrive. Le vélo déraille, et sans savoir trop comment la roue du vélo éclate. Adieu veaux, vaches, cochons... en parfait Mag Gayver qui se respecte, je dérape et me jette sur le trottoir, évitant de justesse que la Vodka s'éclate au sol. Quelques minutes plus tard, après  avoir lâché le vélo, la soirée pouvait enfin commencer. Andréa me raconte ces dernières anecdotes pendant que je frotte ma figure et mes mains dans la salle de bain, et les fou rires s'enchainent. Il faut dire que ces derniers temps, entre nous deux, niveau galères nous faisons la paire, mais je l'emporte haut la main. Je lui raconte l'histoire du feu à l'appart avec le fer à repasser, le petit copain d'un ex qui me déteste et m'a espionné, mes déceptions, le richissime homme d'affaire qui m'a laissé les clés d'un appartement sur le Port, ma course folle après l'opéra de Martin pour sauver ma peau, les courts circuits en pleine nuit dans mon appartement, le fantôme du couloir qui me réveille chaque nuit à 5h... Bref, la Vodka et les sublissimes macarons aidant à la conversation, nous éclatons de rire toute la soirée. Nous décidons d'aller fêter cette fin de mois catastrophique en allant bouger nos fesses sur les dance floor de la ville. A notre arrivée il n'y a pas grand monde, et la soirée s'annonce mortelle. Et puis, c'est finalement très vite la folie, assis comme deux reines à une table nous rions tellement, que bien vite de beaux inconnus viennent se joindre à nous. Je sens qu'on me dévore des yeux. Tiens ? Ma période "je suis totalement transparent" serait elle révolue ? La musique bien vite nous donne envie de bouger et nous filons nous trémousser chaleureusement encadré...  Quand nous appercevons G et J sur la piste nous nous jetons sur eux, cela faisait un moment que je ne les avais pas vu, et nous avons passé une bonne partie de la soirée ensemble. Des filles me passent les mains dans les cheveux en voulant défaire ma cravate, des garçons bloquent mon regard et viennent me faire la discussion. Au comptoir du bar mon verre ne reste jamais vide très longtemps, le patron me paiera même sa tournée. Cela ne m'était pas arrivé depuis si longtemps ! La soirée se termine tard, très tard, Andréa échange un paquet de numéro de téléphone, nous allons organiser un méga apéro avec... tout un tas de gens. Après tout, avoir un grand réseau social ça nous aidera peut être un jour ?

Dans la voiture pendant qu'Andréa conduit, je songe. A toutes ces rencontres et aux prétendants qui se sont bousculés ce soir, aux gens avec qui on a sympathisé, à nos fous rires et nos pas de danse aguicheurs... quand soudain Andréa me balance de sa plus belle voix

" A quoi tu penses ? A la mort de Louis XVI ?"

Ce qui me vaudra un fou rire interminable durant tout le trajet...


Les vacances se terminent ce soir avec un petit pincement au cœur. Parce qu'elles auront étés particulières et très émouvantes pour moi. De mes cris et de mes pleurs calmés par Andréa il y a deux semaines déjà, par le soutient de mon petit Martin et de cette belle première fois à l'opéra, par le retour d'Elvire de Paris avec qui j'ai passé trois jours merveilleux, de la joie de revoir Delphine de Montréal, par le soutient inattendu de mon copain, de ma folle de blonde avec qui on a tant de fois refait le monde... par le soutient de Sab... Toutes ces choses m'ont marquées, rendu plus fort. Car il le faut bien, demain il faudra que je sois plus que fort...

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Samedi 26 avril 2008 6 26 /04 /Avr /2008 21:48





J'y entrais pour la première fois, en montant les quelques marches recouvertes d'un tapis rouge ou mes pas s'enfonçaient, je me sentais à la fois détendu et impressionné par les lieux. Je n'étais désormais qu'un individu qui se fondait dans la masse, scrutant les hauts plafonds et leurs moulures, mes pas glissants doucement sur le marbre vieillit. Tant de fois, la nuit j'étais passé devant lui sans m'imaginer un jour ce que je pourrais ressentir en foulant son sanctuaire. Lieu chargé d'histoire, d'âmes et de secrets, je laissais voyager mon esprit et mon imagination le long des couloirs plongés dans le noir. Dans la cohue, à l'entrée je pouvais tout de même percevoir cette atmosphère lourde, pesante et silencieuse. C'est un peu comme si les colonnes avaient emprisonnées à tout jamais les plus belles voix qui étaient passées par là et les gardaient jalousement, menaçant le premier qui oserait profaner les lieux de s'écrouler sur ce dernier.  Au fur et à mesure que je montais les marches qui m'emmenaient à la salle ou le récital allait se tenir, je sentais mon cœur s'éloigner de la ville et des gens, les aiguilles de ma montre ralentissaient jusqu'a ce que le temps se fige pour quelques instants. Figeant avec lui mes soucis et les battements de mes cils. Plus rien ne comptait si ce n'est de se laisser porter par la magie qui semblait planer autour de moi. Martin me fit signe de m'avancer, et c'est avec une certaine satisfaction que je passais devant tout le monde pour venir m'asseoir aux premiers rangs, de préférence du côté du piano bien évidemment. 

Je cherchais des yeux  le boss de Martin, il ne fallait pas perdre une minute. Il fût un bref discourt pour l'ouverture du récital, habillé dans un costume qui lui donnait l'apparence d'être droit comme un I, les cheveux soigneusement coiffé, et la bouche pincée. Il y avait dans son regard de la froideur, sur son estrade il semblait toiser la salle. Il disparût aussi rapidement qu'il avait apparut. Quand les doigts de Martin commencèrent à glisser sur le piano les battements de mon cœur se calmèrent, le moment d'apaisement que j'attendais depuis si longtemps semblait enfin arriver. Non seulement j'assistais à mon premier opéra, mais cela me plaisait et j'y découvrais une sensation absolue de liberté et d'oxygène. Les heures passèrent sans qu'un seul instant je ne regarde ma montre. Quand Wonderful arrivait sur scène je sentais mon cœur battre un peu plus fort. Sentiment étrange. Mais inconsciemment j'essayais de ressentir ce qui pouvait bien se passer dans la tête de Martin. Je vous avoue avoir été très ému, leur regard ne se croisait qu'au début avec un léger sourire invitant l'un et l'autre à commencer... la comédie. C'est à cet instant précis, et plongé de toute part dans le cadre et leur histoire, que j'ai vraiment compris que ce ne devait vraiment pas être évident pour Martin. Un air d'opéra, des notes qui piquent votre ventre, et un amour impossible, caché, qui glisse contre les épais rideaux de la salle. Voilà ce que je ressentais, de l'amour, de l'émotion, mélangés entre passions et peines. J'ai du me contenir à deux ou trois reprises pour ne pas me laisser aller, et pleurer en cœur avec les vieilles de ma rangée...

J'avais par moment le sourire aux lèvres, j'étais sans doute le seul dans la salle à savoir autant de choses, le patron, le collègue connard, Martin et Wonderful, la dernière soirée à la maison, ou certain des chanteurs qui se produisaient ce jour s'étaient mis la tête à l'envers avec mon célèbre Mojitos... leurs histoires de cul... Bref, des choses qui me confortaient dans l'idée qu'il y a parfois des secrets qui restent bien gardés, des images toutes faites, des clichés... qui n'ont pas lieu d'être, mais qui sans doute ne sont là que pour protéger la vie privée des gens...

Quand je quittais l'opéra, je regardais une dernière fois les grandes colonnes de l'opéra,  avec elles, pas de doute... nos petits secrets resteraient à tout jamais gardés.

 

 

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Jeudi 24 avril 2008 4 24 /04 /Avr /2008 15:21

 

 

Je devrais avoir honte, moi garçon si intelligent et distingué... de vous écrire un titre aussi...
D'accord, d'accord, personne n'y a cru... très bien, je passe donc directement au vif du sujet.
Cet après-midi, c'est à dire dans quelques minutes... je me rends pour la première fois de ma vie à l'opéra ! Oué... David va jouer des coudes à l'entrée de l'opéra avec les mamies pour avoir une place au premier rang...  Je vais enfin assister à un récital et pouvoir applaudir mon petit Martin...

Si vous suivez les histoires de Martin, vous savez que Martin à un Chef aussi con que le mien... Pauvresses que nous sommes... nous avons décidés de nous venger. Car comme le dit si bien Martin : "La vengeance est un plat qui se mange froid". Une partie de cette vengeance pourrait peut-être se mettre en place dès cet après midi. Martin me supplie de l'insulter quand ce dernier se présentera en salle... pas vraiment glamour surtout que je risque ... de me faire mettre à la porte de l'opéra avec perte et fracas.

Alors j'ai réfléchis, pas trop longtemps je vous l'avoue... Pourquoi ne pas jouer les aguicheuses avec ce dernier ? Martin ajoute : "Tu lui proposes un plan SM, l'attache, puis on diffuse les photos....  L'idée me fait marrer d'avance. Je cherche dans ma garde robe... une tenue de circonstance... trouve un petit jean qui moule bien mes fesses, et un haut blanc qui me moule bien les pectoraux... avec un sigle d'une grande marque... Puis en y réfléchissant bien... j'ai pensé que les lieux ne s'y prettaient pas du tout. Imaginez moi avec ma ceinture a clous et mon cul de tigresse (pffff) au milieu de toutes ses vieilles peaux armées de carrés d'Hermes... non non... mission impossible. Alors j'ai questionné Martin, il est branché plutot par quel type de mecs ton boss ?

"Plutôt class, avec une bonne petite paire de fesses...."


Je crois que finalement ... je vais pouvoir mettre en avant tout ça...
Je vous laisse, mon carosse m'attend....


(si vous voulez vous retrouver dans le même état de transe... dès votre réveil enclanchez l'intégrale de Jeanne Mas sur vos platines... et laisser vous emportez... en rougeeeeee et noiiirrrr)


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