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Un jour le temps passe, et puis nous oublions les années, certains moments de votre vie ne deviennent plus que des éclats de souvenirs que l'on a caché au fond de sa tête. Il y a quelques mois,
une ancienne amie de classe d'il y a 10 ans m'a retrouvé sur le site "Copains d'avant". La stupéfaction était totale quand je lisais son mail, dix ans après, elle aussi, ne m'avait pas oublié.
Flatté par sa démarche et les souvenirs qu'elle me remémorait, j'ai repris contact avec elle. Elle habite aussi Marseille, depuis quelques années, vient de se marier et travaille dans une grande
agence immobilière. Il y a eu un flot d'émotions incroyable quand petit à petit les images se sont remises en place, et surtout quand je me suis revu "plus jeune" assis sur les marches du collège
d'Arles riant aux éclats... de ces pactes que l'on s'était promis, d'être amis pour la vie, de se retrouver dans 10 ans... Nous n'avons pas eu le temps de nous voir pour le moment, peut être
faut-il laisser au passé ce qui est au passé ? Elle m'a demandé si j'avais des nouvelles de mon meilleur ami de l'époque, et là, j'ai eu l'impression de me retrouver au bord d'un précipice, face
au vide. Comment peut-on oublier ? Quelqu'un avec qui on a tant partagé ? Depuis que j'ai quitté Arles, il y a 10 ans, je me suis rendu compte qu'en voulant m'éloigner de ce qui m'avait fait
souffrir dans le passé, inconsciemment j'ai mis de côtés aussi tous les bons moments, mes souvenirs d'enfant. C'était nécessaire, je ne devais pas me retourner à cette époque, je n'avais pas le
choix, si je voulais continuer à avancer il fallait que j'efface les choses susceptibles de me retenir. La question ne s'est pas posée, le temps m'y a juste aidé, au fil de mes déménagements les
vieilles boites à photos se sont perdues, les mettant un peu plus dans l'oubli.
Hier, je ne sais pas trop pourquoi, j'ai fais des recherches sur Facebook en tapant son nom. Quand la fiche m'annonçait qu'une requête correspondait à ma recherche, je pensais que c'était
certainement un homonyme, j'allais fermer la page. "Un petit message ne coûte rien, même si ce n'est pas lui". La réponse revient quelques heures après, nous échangeons nos d'adresses MSN. Il vit
aujourd'hui à Londres, aime lui aussi les garçons, me dit que "j'ai l'air toujours aussi fou"; se rappelle les cours de biologie ou j'étais tombé de la chaise en disséquant les bronchies d'un
poisson... des poésies que je n'apprenais jamais et que je tentais de lire sur ces lèvres quand j'étais au tableau, de nos faux maux de ventre à l'infirmerie pour éviter les interro d'Espagnol...
de nos journées ou l'on passait notre temps à se raconter les derniers épisodes de Melrose Place, de Kimberley notre idole qui avait fait sauter toute la résidence...
L'année 2008, me ramène décidément beaucoup de souvenirs... nostalgiques, mélancoliques, des premiers amours, des vieilles odeurs d'encre, de gymnase, de rayons de soleil, des moments qui
semblaient être éternels, de cris d'insouciance...
Il a habité trois ans Marseille.
Nous ne fréquentions pas les mêmes endroits.
Nous avons du nous rater tant de fois.
Ça fait un petit truc au fond de mon ventre
Ça pique un peu les yeux quand j'y pense.
Les larmes d'argent... ces vieilles larmes d'enfants...
jai moi aussi retrouvé de vieux amis sur copains d'avant et je me demande toujours comment on peut oublier ou simplement s'eloigner de personnes qui ont tellement comptés etant plus jeune.. c la vie simplement... mais c toujours agreable de retrouver et raviver de bons souvenirs!
c dommage que vous ne vous soyez pas retrouvés plus tot...
Maintenant, un coup de TGV et d'Eurostar et fais toi un we à Londres.lol
Gros bisous Dadou !
En tout cas je ne suis pas trop fan des blogs généralement mais le tien est différent c'est un plaisir de lire certains de tes textes et enfin bon voila... merci bonne soirée