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Le week end commence, ou plutôt devrais-je dire
qu'il a bien commencé. C'est un exercice nouveau pour moi cette nuit, ou plutôt devrais-je dire ce matin, de vous écrire alors que je rentre de soirée. Une première. Difficile. Mes doigts
cherchent le clavier. J'ai passé la soirée chez Morgan. Morgan qui va bientôt quitter la France pour le Canada. Un de plus. J'ai passé ma soirée avec Pocky et la petite troupe. J'ai passé la
soirée à boire, et à fumer. C'est pas bien. Je suis toujours jeune. Oui. Ce soir j'étais jeune. Putain d'obsession. Peur de vieillir. De ne pas avoir assez profité. Pourtant, je suis
bien loin de la vie sage et rangée. Et pourtant, quand on y regarde bien, ma vie est toute tracée. Bien rangée, avec tout ce qu'il faut, même si parfois, je me détourne du chemin. Mais quel
chemin ?
Ce soir j'ai chanté, j'ai joué de la guitare en fumant des joints. J'en n'avais rien a foutre de ce que pouvais penser les autres. Les autres, c'est ceux qui me connaissent. Pas besoin
d'artifices. Je voulais juste écrire, car je sais que, dans l'état dans lequel je suis ce soir, il n'y aura pas de censure, pas de mots à double sens. Juste pour avoir l'occassion de me
relire demain et de trouver ou pas, ces quelques lignes absurdes.
Pourquoi à 25 ans on a peur de vieillir et non de mourir ? Pourquoi à 25 ans je fais ma petite crise d'adolescence en retard, alors que pour tout le reste j'ai toujours été le précurseur ?
Parce que je me suis casé tot trop. Parce que j'ai réalisé mes voeux les plus chers trop rapidement même s'il m'en reste encore des tas. Et aujourd'hui ?
Je n'ai envie que de liberté. A condition que celle ci ne rymme pas avec solitude. Je ne suis pas perdu. Je suis en vie. J'ai juste cette impression que mon coeur à envie de battre trop vite.
Battre jusqu'a exploser.
Exploser les souvenirs. Ceux qui parfois font souffrir.
Exploser mes exigences. Celles qui me rongent en silence.
Exploser les clichés. Ceux qui ne m'ont jamais fait rêver.
Je n'ai besoin de rien. Même plus de me rassurer.
Cela fait bien longtemps que je sais ou je vais.
Sur le vif