Partager l'article ! L'homme au costume: Debout devant moi, je te regardais. Tes cheveux étaient courts, soigneusement coiffés. Tes yeux sombres ...
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Debout devant moi, je te regardais. Tes cheveux étaient courts, soigneusement coiffés. Tes yeux sombres, ton regard profond. Tu portais un magnifique costume. Une cravate qui au
toucher semblait être de la soie. Père de famille honorable, je t'imaginais un dimanche midi autour de la tablée familiale, beau papa et belle maman t'admirant.
Il n'y a que moi présent qui pouvait savoir que cette image n'était qu'un masque. Illusion, double vie ? Je m'en moquais bien après tout, je t'avais attiré sans grande peine là ou je
voulais que tu tombes. A genoux. Ton regard n'était que plus troublant. Tes mains cachaient difficilement l'impatience que tu avais à vouloir me mettre à nu.
Je te laissais prendre le contrôle dans un mélange de tendresse et de virilité. Le bout de tes doigts accéléraient déjà mon souffle. J'étais bien vite nu, pris au piège contre toi, les fibres de
ton costume glissant contre ma peau. Entre mes dents serrées je mordais avec insolence ta cravate, l'affront ne se faisait pas attendre.
Chaque parcelle de ma peau était sous le contrôle de ta bouche. De ton souffle. Chaque expiration était une carresse. Délicieuse. Insoupçonnable. Incontrolable. Je n'avais pas le choix, seul
celui de te laisser continuer. Mon imagination essayait de te déshabiller, d'imaginer ton corps charpenté, tes bras d'acier qui sans cesse me retournaient... Mes pensées essayaient déjà de
t'effacer, de t'ignorer.
Les soupirs se mélangeaint au bruit du vent. Les langues au plaisir des sens. La nuit au silence. Mes doigts contre tes lèvres. L'envie crevait dans des caresses éphémères. J'ai cru
dormir, ne pas t'entendre partir. Je crois que tu ne voulais plus me laisser. Il vallait mieux te pousser, avant que me vienne l'envie de trop te désirer.
Sur le vif