Partager l'article ! La vie comme ça...: Hier j'ai passé une bonne journée. Mercredi matin, le réveil ne m'oubliait pas. Il fallait s ...
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Hier j'ai passé une bonne
journée. Mercredi matin, le réveil ne m'oubliait pas. Il fallait se lever et retrouver le boulot après trois jours de break. Plutôt de bonne humeur, je pointais mon nez entre la porte des bureaux
: diable ! les têtes d'enterrement. ! Je n'ai pas souligné. J'ai essayé de garder ma "positive attitude".
J'ai eu beaucoup de boulot. Je ne me suis pas arrêté une minute, si bien que... je n'ai pas vu passer la journée. Entre deux portes, une collègue de boulot m'a confirmée que l'assistante allait
se barrer dans 15 jours environ, et que la direction cherchait une candidature externe. Oui externe, vous avez bien entendu. Ca ne m'a pas démoralisé, ni démotivé. Au fond de moi je m'y
attendais. Les illusions sont envolées depuis bien longtemps. J'essai de relativiser comme je peux. Je me sens tout de même un peu en colère, mais je ne montre absoluement rien.
Aujourd'hui j'ai encore traité un litige client très pointu. J'ai mis une bonne heure à effectuer des recherches, reprendre le dossier, remonter sur des factures et des achats de 2007 archivés,
sans la moindre aide de personne. Un travail qui n'est pas le mien et pour lequel je ne suis pas payé. J'y suis arrivé. Le client très énervé est repartit en me remerciant à ne plus s'en arrêter.
Ma récompense personnelle c'est ça. Je travaille souvent dans l'ombre. Personne ne le voit. Je travaille tout simplement pour la gloire.
Fin de journée, je retrouve mon petit Martin adoré, et nous allons tous les deux manger un morceau sur le Cours Julien.... de bonnes crêpes "Au temps perdu". Sacré Martin ! Il m'a fait rire !
J'ai passé un super moment ! Comme d'hab en fait. Nous avons encore parler de tout et de rien... de choses... et d'autres. De nos amours, de nos emmerdes... Ben moi j'ai adoré sa nouvelle
coupe de cheveux à la "One Again !"
Sur le chemin du retour, je n'ai pas pris le même itinéraire. Je suis passé devant mon premier appartement quand je suis arrivé à Marseille. J'avais 15 ans. Cela fait 10 ans. Les rues étaient
désertes, il faisait très froid. Rien n'avait changé. Beaucoup de nostalgie et de souvenirs me sont revenus en pleine face. J'ai serré les dents et j'ai continué à avancer dans le froid.
J'entendais juste le bruit de mes pas, rien d'autre. Quelques images me sont revenues. Il y a 10 ans, ici tout commençait... Etrange sensation, celle d'avoir du vécu derrière soi, celle d'avoir
grandit, vieillit...
Au bout de la rue, je suis tombé nez à nez sur une église. Celle ou des amis plus récents s'étaient mariés. D'autres souvenirs ont surgits. Que sont ils devenus ? Pourquoi ont ils disparus de ma
vie ? Pourquoi n'ais-je jamais songé à les recontacter ? Parce que c'est la vie. Parce que rien ne dure parfois et que c'est comme ça.
J'ai continué mon chemin. Dans le froid. J'ai pensé à eux. J'ai pensé à beaucoup de choses. Je ne me suis pas senti triste, pas de mélancolie non plus. Juste fort et solide.
Mais surtout, malgré les difficultés, les doutes, j'étais heureux de continuer à marcher toujours droit... toujours droit devant moi... sans avoir l'ombre d'un regret.
Apprendre à ne pas se retourner. C'est juste difficile, pas impossible.
Sur le vif