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Samedi 23 février 2008 6 23 /02 /Fév /2008 12:58



Cela fait presque dix jours que je ne suis pas venu ici. Je ne sais plus trop par ou commencer, ni ce que je dois vous raconter. Je n'ai pas beaucoup de temps non plus.

Pendant ces 10 jours j'ai vécu ce que j'appelle "l'enfer des transitions", et cette fois ci tout domaines confondus. Samedi dernier, dans mon lit, couché très tôt, je pensais à mes amis qui étaient sans doute en train de mettre le feu sur le "dance floor" de la ville. Je pensais à beaucoup de choses. A ma vie de couple, ponctuée d'absence et de retrouvailles timides. A mes envies de liberté et à la routine qui ne s'installe jamais. Je pensais à lui, je pensais à nous.
Et si finalement la routine n'était que toutes ces questions que je me pose sans cesse ?

Au travail nous traversons une période très difficile. Sans doute la plus grosse jamais connue. Les embauches sont "gelées", les départs en vacances ou les maladie ne sont plus remplacées. Le résultat : je travaille trois fois plus, et enfile 3 casquettes différentes dans la même journée. Le pire dans tout ça, c'est que je m'en sort. Haut la main.

Et le moral dans tout ça ? Je crois que je n'ai pas le temps de me poser la question. Malgré l'extrême fatigue, je me sens bien, et les difficultés croissantes ne sont plus des barrières mais des objectifs suplémentaires. J'ai beaucoup d'appuis. Du soutient quand j'en ai besoin. Seul le temps me manque. C'est la première fois que je le ressens aussi fort. Cette course contre la montre... flippante.

J'ai juste peur, une fois que toutes ces difficultés seront passées, de me retrouver dans le silence, et que tout retombe d'un coup. Alors entre deux souffles, j'essai de faire la part des choses, de bien analyser tout ce que j'entreprends. Cette occupation extrême ne doit pas cacher un vide... qui ressurgira de nulle part un matin. Ces fameux matins ou l'on se lève, et où l'on pourrait tout quitter.

Tout est parfaitement calé comme du papier à musique. Mes pas donnent le tempo, le cadran de ma montre joue le métronome...
Je rentre à l'hôpital lundi. C'est bizarre.

Je n'ai plus peur de rien.
Même plus de ... 

 

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