Les agités

Sur le vif

Images aléatoires


Mardi 29 janvier 2008 2 29 /01 /Jan /2008 19:42

undefined

 

 

 

Tout au long du mois je me suis demandé, posé la question, bien trop de questions. J'ai pensé à toi. A ce que tu faisais. Si tu pensais un peu à moi. 
Ma grand-mère m'a dit que tu m'avais attendu pour Noel. J'ai eu du mal à le croire. Je me suis même demandé pourquoi.
Quand elle m'a dit que tu m'avais préparé une enveloppe je n'ai pas pu m'empêcher de lui dire, qu'il valait mieux que tu la donne à quelqu'un qui en avait besoin.
Ce n'est plus mon cas.
Le temps a passé, et je n'ai pas oublié.
Toutes ces choses. Ces moments qui resteront à tout jamais inachevés.

Et pourtant, je souffre de moins en moins.
J'y suis peut être arrivé. 
A être aussi froid que toi.
On apprends à ne pas souffrir comme on peut.


Il ne restera jamais assez d'amour en moi pour calmer ma colère.
Pour effacer ou pardonner.
Il y a des blessures qu'on ne peux panser.
Celles qui vous brûlent certains jours
Sans que l'on ne sâche pourquoi.

Peut être devrais je te dire merci. 
Pour toutes les larmes que j'ai déjà versé et que je ne verserais plus.
Pour avoir grandit si vite. Pour ma force de caractère inépuisable.
Pour cet éclat qui reste si vif au fond de mes yeux.


Il ne me restait que quelque jours pour te souhaiter la bonne année. Finalement je ne le ferais pas. Sans regrets. Sans mauvaise conscience. Tu m'as tellement appris. Appris à ne pas aimer, que c'est si facile aujourd'hui. 

Le jour ou dans ma petite boite. Celle qui glissera jusqu'aux flammes. J'espère que tu seras toujours là. Assis avec ton visage inexpressif, que tu me regardera partir.
Dans le crépitement de mes os, il ne te restera que les remords pour t'étrangler tout doucement.


Bonne année papa, avec un peu de retard.


Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Publié dans : AMIS DES OMBRES
Retour à l'accueil
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés