Partager l'article ! Après le champagne, y a le mal de crâne...: "Ce matin quand je regardais médusé la liasse de billets de 50 euros que je venais de j ...
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"Ce matin quand je regardais médusé la liasse de billets de 50 euros que je venais de jeter sans m'en rendre compte dans la corbeille à papier, j'ai compris qu'hier j'avais
vraiment trop abusé du champagne."
Telles pourraient être les premières lignes d'un roman à la Bridget Jones si je devais le commencer aujourd'hui. En un peu plus trash peut être. Le dimanche à commencé au lit, il
a terminé... au lit. Entre deux somnolences sur l'oreiller, j'ai eu un sursaut :
"pour vivre il faudrait peut être penser à manger". Il était 16 heures quand je décidais de me prendre un petit goûter. Foie gras et bouteille de champagne feraient l'affaire sur
un fond de musique lounge... Quand j'y repense c'était vraiment inaproprié pour "retrouver la forme". Me voilà donc prêt à engloutir presque 500 grammes de "pâté de luxe", pour
avoir l'impression que la l'oie que l'on avait gavé... c'était moi. A deux ou trois détails près.. j'avais plus l'impression d'être une dinde que l'on avait pas fourrée plutôt qu'autre chose.
Néanmoins, ce petit champagne délicieusement fruité m'aidait à faire passer le tout.
Au réveil ce matin, la bouteille de champagne vide tronait sur la table du salon comme un trophé et dès que je l'appercevais une nausée épouvantable me prenait dès le réveil. Titubant avec mes
deux pattes d'oie... j'accourais dans la salle de bain et manquait y perdre mes plumes. Devant la glace ce n'était pas la parade du Paon que je pouvais admirer... mais plutôt celle d'une loutre
qui aurait nagée sous la glace pendant des heures. L'anti-cernes ? Ce matin, même pas la peine de l'envisager. Foutu pour foutu, je m'entourais d'une écharpe et de mon vieux caban pour traverser
la ville... sous un ciel aussi grisatre que ma mine décrêpit. Arrivé au travail on me demande si je suis malade, je réponds avec la plus grande classe :
"Oui j'ai la gastro, éloignez vouusssssssssss je vais chier partouttttttttt !"
Hilarité générale. Le croissant que j'essai d'avaler à mon bureau me fait l'effet d'avoir engloutit un pain de beurre complet. Toute la journée, les écarts de caisse que je trouve me parraissent
pharamineux. En effet... après recomptage je me rends compte que j'ai placé les virgules au mauvais endroit... Je peste après les virgules. Ma collègue me regarde admirative, effrayée... Dans son
regard je me vois avec une camisole de force... des virgules tournoyants comme des flocons de neige tout autour de moi... Cette hallucination sera vite dissipée par la chef venant me sortir
un dossier de sous les fagots.
La journée se passe dans la quatrième dimension, je dois participer à une réunion téléphonique avec le siège... la totale. Pris de spasmes je me mets à avoir le fou rire en écoutant la
directrice financière... qui se la pète grave, mais qui à une voix de... dinde. Et là l'image d'une dinde flêtrie avec un minuscule téléphone rose de barbie me vient à l'esprit. Je me concentre
pour ne pas éclater de rire et de ce fait, ne pourrait même pas vous donner le grand axe de cette réunion... je n'ai rien écouté.
La journée se termine dans une turpitude (???) atroce. Chaque entrée de ma chef me fait sursauter... je clotûre tout de même la journée avec quelques heures d'avance... vraiment la dinde... elle
se surpasse je trouve. Enfin, ce qui me paraissait impossible arriva, ma chef se casse plus tôt que prévu... et dans la foulée... j'ai suivis, laissant ma collègue perplexe sur mon état
psychologique...
Sur le vif