Les agités

Sur le vif

Images aléatoires


Jeudi 6 décembre 2007 4 06 /12 /Déc /2007 23:50

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Il se passe quoi dans ma vie en ce moment ? Depuis le dernier article "Une cohésion retrouvée", vantant les mérites d'une soirée de boulot ou l'ambiance m'avait remis la joie au coeur
, on peut dire que dès le lendemain les images de fêtes et d'entre-aide ont filées au placard. Je retrouve Pocky, et les autres le visage blème.  Les frasques de la soirées ont laissés des traces, alors que d'autres sont carrément inconnus au bataillon.

Hier j'ai annoncé à Pocky ce que je m'étais juré de garder secret. Du coup je vais en parler un peu ici. Y a un mois et demi j'ai passé un IRM suite à des troubles divers. On tarde à me donner des réponses précises. Y a juste cette petite tâche dans le crâne. Et personne ne veux se précipiter à me donner un diagnostic. Il faut dire que je n'y mets pas du mien non plus. Mais j'ai si peu de temps pour moi, j'ai du mal à me l'accorder pour ça. On ne joue pas avec la santé. Je ne joue pas. J'ai juste l'impression entre le boulot, et cette angoisse que je traine seul de ne plus exister. De ne pas vivre pour ce que j'aime faire. Ca fait des semaines pourtant, et d'un coup ça vient comme ça. Y a des petites choses qui marquent, se réveiller le jour de son anniversaire et voir qu'on a tâcher son oreiller de sang... ne plus avoir mal à la tête sans paniquer et penser à des conneries...  Faire semblant. Penser sans s'arrêter, et puis se rendre compte qu'on n'arrive même plus à réfléchir. Il y a ce sentiment aussi de me sentir seul au travail. J'ai tant de sujet qui me tiennent à coeur et pour lesquels j'ai envie de me battre, de défendre. Ce soir j'ai encore appris qu'on m'avait tiré dans le dos. D'habitude ça me donne encore plus envie de me battre. Ce soir j'étais tout simplement très triste, découragé. Je n'avais plus d'espoir. Il n'y a personne, il n'y a que moi pour arriver à mes objectifs. Aucun soutient. Pas de félicitations, juste des reproches.

La dernière fois j'ai entendu une très jolie phrase. "Ce n'est pas la durée de la vie qui est importante, mais sa qualité." Ca m'a beaucoup ému. Du coup j'ai réfléchis un peu. J'aime beaucoup mon travail, j'aime ce que je fais, et les nombreuses personnes que j'y rencontre, ? 
Et puis il y a ce paradoxe. Celui de n'avoir parlé de tout ceci à personne pour ne pas inquiéter et au final, être tellement stréssé, que je suis à leur yeux detestable. 


Et vous savez ce qui me sidère ? C'est quand enfin le stress est redescendu, que je me sens reposé, et que je pourrais me consacrer à mes loisirs... c'est seulement parce qu'il est déjà tard, juste le temps d'allumer quelques bougies, de tamiser l'appartement, que je sombre dans un sommeil sans rêves.
 

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