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Jeudi 1 mai 2008

 

 

Hier quand j'arrivais chez Andréa  les mains noires pleines de graisse, cette dernière dans un fou rire non dissimulé me demandait ce que j'avais bien encore pu faire pour avoir le visage décoré "façon tribu AKA"  Et dire que j'avais passé une heure dans ma salle de bain à me faire tout beau, en petite chemisette Kenzo cintré, cravate et tout le tralala...  21 h je quittais l'appartement pour aller diner chez elle, et je ne sais pas pourquoi, j'ai eu la subite envie de faire du vélo. Direction la borne de location sur la place Sébastopol, je glisse dans le panier devant moi la bouteille de Vodka, et les macarons pour le dessert, et me voilà dévalant les rues de Marseille quand soudain le drame arrive. Le vélo déraille, et sans savoir trop comment la roue du vélo éclate. Adieu veaux, vaches, cochons... en parfait Mag Gayver qui se respecte, je dérape et me jette sur le trottoir, évitant de justesse que la Vodka s'éclate au sol. Quelques minutes plus tard, après  avoir lâché le vélo, la soirée pouvait enfin commencer. Andréa me raconte ces dernières anecdotes pendant que je frotte ma figure et mes mains dans la salle de bain, et les fou rires s'enchainent. Il faut dire que ces derniers temps, entre nous deux, niveau galères nous faisons la paire, mais je l'emporte haut la main. Je lui raconte l'histoire du feu à l'appart avec le fer à repasser, le petit copain d'un ex qui me déteste et m'a espionné, mes déceptions, le richissime homme d'affaire qui m'a laissé les clés d'un appartement sur le Port, ma course folle après l'opéra de Martin pour sauver ma peau, les courts circuits en pleine nuit dans mon appartement, le fantôme du couloir qui me réveille chaque nuit à 5h... Bref, la Vodka et les sublissimes macarons aidant à la conversation, nous éclatons de rire toute la soirée. Nous décidons d'aller fêter cette fin de mois catastrophique en allant bouger nos fesses sur les dance floor de la ville. A notre arrivée il n'y a pas grand monde, et la soirée s'annonce mortelle. Et puis, c'est finalement très vite la folie, assis comme deux reines à une table nous rions tellement, que bien vite de beaux inconnus viennent se joindre à nous. Je sens qu'on me dévore des yeux. Tiens ? Ma période "je suis totalement transparent" serait elle révolue ? La musique bien vite nous donne envie de bouger et nous filons nous trémousser chaleureusement encadré...  Quand nous appercevons G et J sur la piste nous nous jetons sur eux, cela faisait un moment que je ne les avais pas vu, et nous avons passé une bonne partie de la soirée ensemble. Des filles me passent les mains dans les cheveux en voulant défaire ma cravate, des garçons bloquent mon regard et viennent me faire la discussion. Au comptoir du bar mon verre ne reste jamais vide très longtemps, le patron me paiera même sa tournée. Cela ne m'était pas arrivé depuis si longtemps ! La soirée se termine tard, très tard, Andréa échange un paquet de numéro de téléphone, nous allons organiser un méga apéro avec... tout un tas de gens. Après tout, avoir un grand réseau social ça nous aidera peut être un jour ?

Dans la voiture pendant qu'Andréa conduit, je songe. A toutes ces rencontres et aux prétendants qui se sont bousculés ce soir, aux gens avec qui on a sympathisé, à nos fous rires et nos pas de danse aguicheurs... quand soudain Andréa me balance de sa plus belle voix

" A quoi tu penses ? A la mort de Louis XVI ?"

Ce qui me vaudra un fou rire interminable durant tout le trajet...


Les vacances se terminent ce soir avec un petit pincement au cœur. Parce qu'elles auront étés particulières et très émouvantes pour moi. De mes cris et de mes pleurs calmés par Andréa il y a deux semaines déjà, par le soutient de mon petit Martin et de cette belle première fois à l'opéra, par le retour d'Elvire de Paris avec qui j'ai passé trois jours merveilleux, de la joie de revoir Delphine de Montréal, par le soutient inattendu de mon copain, de ma folle de blonde avec qui on a tant de fois refait le monde... par le soutient de Sab... Toutes ces choses m'ont marquées, rendu plus fort. Car il le faut bien, demain il faudra que je sois plus que fort...

Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Publié dans : IN-OUT JOURNAL 2008

Dimanche 27 avril 2008






Ce soir ambiance conviviale à la maison. Il a fait beau et chaud, je suis détendu dans le grand canapé d'angle de notre appartement. Mon amoureux m'a préparé un petit repas. Après avoir dévoré mon délicieux Hachi Parmentier, le ventre bien tendu je surfe depuis mon ordinateur portable.

Je suis attiré soudainement par le silence du programme télé qui est en train de passer sur Arte. Je jette un œil par dessus mon écran et y voit une vache dans un entrepôt pendue a une corde qui monte lentement...  Je bloque l'écran sans rien dire en me demandant ce qui va se passer. Quelques minutes plus tard, je m'aperçois qu'en réalité il y a une vache ou un bœuf (je n’en sais rien) vivant(e) emprisonné(e) dans un enclos métallique. Un homme s'approche avec une sorte de matraque.


"Mais il va faire quoi ???????????? Nonnnnnnnnnnnnnn !!!!!"


L'action ne dure que quelques secondes. L'animal se débat. L'homme s'approche, pose la matraque entre les deux yeux de l'animal, qui tombe aussitôt mort au sol.



Je crie au scandale. Dégouté. Ecœuré. Brrrrrrrrrrrr
Mon copain se retourne calmement et avec la voix la plus... merdique de la terre me dit :


"Tu crois qu'on le fait comment ton Hachi Parmentier ? Il ne descends pas du nuage des bisounours".

 




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Dimanche 27 avril 2008
Avec le splendide Miro Moreira....
Vous pouvez retrouver d'autres clichés de ce dernier dans la galerie photos.
(comme quoi, ça faisait un bon moment que je l'avais remarqué moi...)




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